Les enjeux des objets connectés

Vous connaissez le tracker d’activité connecté. Ce petit bracelet au poignet capable de restituer les dépenses de la journée sur votre Smartphone. Il s’est ensuite étoffé  avec une analyse de votre sommeil. Mais les objets de santé connecté ne s’arrête pas là : le tensiomètre connecté fera le suivi de votre tension, le thermomètre celui de votre température, la brosse à dent celui de votre hygiène buccale, le glucomètre pour votre glycémie, l’oxymètre de pouls celui de l’oxygénation de votre sang,…La liste est longue et elle ne finira pas de s’arrêter tant l’engouement pour ces objets est important.

Le patient est de plus en plus acteur de sa santé. Suivre l’évolution de ses constantes le rassure. Ces objets ont en ce sens toute légitimité. Mais tous ne sont pas égaux ! De plus, la protection de vos données de votre santé est un point essentiel de la qualité de votre utilisation. Ce sont vos données et elles ne doivent pas être distribuées à tout va. Mais le partage de ces informations avec votre médecin ou votre pharmacien va permettre d’exploiter pleinement les relevés que vous avez effectués pour améliorer votre prise en charge médicale.

Les objets connectés sont bien plus que cela pour les grands industriels et pour certains acteurs du marché, comme le montre le dispositif Diabetloop, utilisant un logiciel très évolué issu de la French Tech . Diabetloop est présenté comme une solution de pancréas artificiel. C’est l’évolution de la pompe à insuline pour les patients diabétique (type 1). Un mini laboratoire collé sur la peau permet de mesurer en temps réel le taux de sucre dans le sang qu’il transmet par Bluetooth au Smartphone. Celui-ci commande une petite pompe injectant la bonne dose d’insuline dans le corps du patient. Le tout étant surveillé par un centre spécialisé de télémédecine. Les échanges avec le médecin peuvent donc se faire aussi rapidement. Technologie connectée et encadrement médical sont ainsi les 2 aspects qui permettent au patient diabétique de vivre pleinement sans risque d’hyper ou hypoglycémie.

Les exemples sont de moins en moins rares et les grands groupes, y compris Google, investissent dans ces nouveaux outils permettant l’individualisation des traitements et par conséquent l’amélioration de la santé des patients. Beaucoup de pharmaciens proposent de vous accompagner dans cette démarche connectée. N’hésitez pas à les solliciter !

Dr Xavier MOSNIER-THOUMAS