Quels sont les vaccins obligatoires pour les enfants en 2018 ?

La vaccination fait l’objet de nombreux débats en France depuis quelques temps. Championne du monde de la réticence face à la vaccination, notre pays a pourtant tous les éléments pour éradiquer des maladies pour lesquels les soins sont difficiles, peu efficace ou inexistant. La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a récemment annoncé la protection par la vaccination contre 11 maladies par la vaccination.

11 Vaccins obligatoires le 1er janvier 2018

Le calendrier vaccinal est produit par les autorités françaises chaque année. Celui de 2018 ne devrait pas changer fondamentalement si ce n’est que certains vaccins recommandés deviendront obligatoires. Historiquement, la France avait rendu obligatoire certains vaccins (diphtérie, tétanos, poliomyélite, variole), ce qui a permis d’éviter des milliers de morts annuels et d’éradiquer une maladie, la variole. Par exemple, l’épidémie récente de rougeole entre 2008 et 2014 avec plus de 23 000 cas déclarés en France, plus de 30 encéphalites et 10 décès, est liée à l’insuffisance de la couverture vaccinale pour cette maladie. Jusqu’à ces derniers jours, le ministère de la santé a préféré le terme « recommandation » à celui de « obligation », pensant que l’adhésion à la vaccination resterait forte au sein de la population. La diminution du nombre de vaccinés et l’augmentation des de ces maladies a conduit la ministre de la santé à revenir sur ces termes. Elle souhaite, dans un souci de protection des populations, rehausser les vaccinés. Ainsi, la protection des enfants contre la coqueluche, Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont désormais tout aussi obligatoire que la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Quel niveau de couverture vaccinale atteindre ?

 Ces vaccins sont déjà pratiqués par des millions d’enfants puisque les enfants de moins de 2 ans respectent très largement les recommandations et 98% sont donc protégés contre ces maladies. Cependant, la diminution récente des remboursements de vaccins inquiète les spécialistes et on estime à 5% la baisse de la vaccination, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. En effet, la communauté scientifique considère qu’il faut rester au-dessus des 95% de personnes vaccinés pour protéger la population. L’engagement de la ministre face à la vaccination est donc primordial. Elle espère redonner confiance dans la vaccination.

Quel est le risque de ne pas se faire vacciner ?

Le premier est pas des moindres est d’attraper la maladie. Il suffit de taper dans les moteurs de recherche de type google image pour se rendre compte de l’impact de ces maladies pouvant entraîner la mort. Mais au-delà du risque personnel, il y a le risque de contamination qui existe même sans avoir de symptômes. Le temps dit d’incubation est un temps de dissémination pour le virus. Des personnes plus fragiles peuvent être touchées et les conséquences seront graves. Vacciner ses enfants, c’est les protéger et participer à son devoir civique de protection des personnes. Mais il y a aussi un risque pénal : la « soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé (…) de son enfant », est un délit puni jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende…

Quand on sait que les décès surviennent chez les enfants non vaccinés, souvent volontairement par les parents, et qu’il n’en existe pas chez les enfants sains vaccinés, il serait fou de ne pas respecter ces recommandations ou obligations.

 

Dr Xavier MOSNIER-THOUMAS