PHARMACIE DE LA GARE - Flux RSS de conseils santé Les conseils santé de PHARMACIE DE LA GARE et dossiers sur les maladies et pathologies les plus courrantes. https://pharmaciedelagare-saverne.pharmavie.fr/conseils Wed, 08 Apr 2020 04:43:15 +0200 <![CDATA[Les allergies sont de retour]]> Le réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) a mis à jour son bulletin allergo pollinique ce 28 Février dernier. Grace aux giboulées de mars qui traverseront le pays d’ouest en est, les allergiques auront un peu de répit. Ces giboulées sont des averses associées à du vent, et parfois accompagnées de grêlons ou de flocon de neige, durant lesquelles les pollens sont plaqués au sol. Cependant, attention aux éclaircies entre deux giboulées, qui entraineront une forte concentration de pollens dans l’air. Que savoir et que faire en cas d’allergie ?

 

Quels sont les arbres dont il faut se méfier cette année ?

Sur tout le territoire, les pollens d’aulne seront bien présents avec un risque allergique faible à moyen en fonction des départements. Les pollens de frêne sont en augmentation mais pour le moment reste de niveau faible, des possibles modifications de concentrations sont à prévoir en fonction du temps.

Dans le Vaucluse, les Bouches du Rhône et le Gard, les pollens des peupliers pourront atteindre le niveau moyen.

Dans le sud-est du pays, les cyprès sont les plus allergisants avec un risque allergique de niveau très élevé.

 

Quels sont les signes d’une allergie aux pollens ?

Le pollen libère des protéines quand il est en contact avec les muqueuses (nez, yeux, bouche). En présence de ce corps étranger, le corps humain libère de l’histamine pour le combattre. C’est cette libération d’histamine qui va entrainer les signes d’une allergie aux pollens. Les signes se manifestent par une conjonctivite allergique (œil rouge, œdème des paupières, démangeaisons…) et/ou par des symptômes respiratoires (nez qui coule, se bouche ou démange, éternuements, brûlure de la gorge…). La réaction allergique peut aller jusqu’à la crise d’asthme, dont les signes cliniques sont une diminution du souffle, des sifflements bronchiques, ainsi qu’une toux persistante souvent nocturne.

 

Que faire pour éviter ou réduire une réaction allergique ?

Voici quelques petits conseils pour les allergiques. Consulter votre médecin ou un allergologue dès les premiers symptômes. Pour les gestes du quotidien, rincer vos cheveux le soir avant d’aller vous coucher pour éliminer les allergènes, aérer les pièces de la maison et surtout la chambre pendant au moins 10 min par jour, préférer faire sécher votre linge à l’intérieur pour éviter que les pollens ne se collent aux vêtements, garder les vitres fermées lorsque vous êtes en voiture, faire du sport à l’intérieur de la maison ou dans une salle de sport pour éviter la surexposition aux pollens, et éviter les zones polluées et la fumée de tabac qui augmentent l’irritation de la muqueuse respiratoire.

 

Quels sont les traitements efficaces pour réduire les symptômes ?

Se rincer les yeux au sérum physiologique et le nez avec des sprays à base d’eau de mer de façon quotidienne permet de limiter le contact des pollens sur les muqueuses. Les antihistaminiques permettront de diminuer les symptômes nasaux et oculaires. Certaines molécules comme la cétirizine ou la loratadine sont disponibles en pharmacie sans ordonnance. Si cela ne suffit pas, veillez à consulter votre médecin, celui-ci vous prescrira d’autres classes médicamenteuses délivrées uniquement sur ordonnance.

Si les traitements sont insuffisants ou mal tolérés, vous pourrez avoir recours à l’immunothérapie allergénique. Ce traitement est prescrit uniquement par un allergologue. Pour les allergies saisonnières, il sera pris de façon discontinue (quelques mois dans l’année).

Vous pouvez suivre les alertes polliniques via l’application « alerte polliniques » ou sur le site du RNSA.

Source :

https://www.stallergenesgreer.fr/

https://www.pollens.fr/

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<![CDATA[Recette santé : Crumble en petites cocottes]]> Temps de préparation : 15 minutes

Cuisson : environ 15 minutes

4 personnes

 

Ingrédients :

  • 100 g de farine
  • 50 g de poudre d’amande
  • 80 g de sucre cassonade
  • 50 g de beurre
  • 4 pommes
  • 3 poires mûres
  • 4 gros pruneaux

 

 

Préparation :

  • Peler et couper en gros cubes les pommes et les poires
  • Dénoyauter et couper les pruneaux en 4
  • Faire précuire l’ensemble des fruits, les retirer dès qu’ils sont tendres
  • Dans un saladier, mélanger la farine, la poudre d’amande, le sucre, et ajouter le beurre préalablement coupé en petit morceaux
  • Travailler avec les doigts pour obtenir un mélange granuleux
  • Dans des petites cocottes individuelles, répartir les fruits et les couvrir de la préparation
  • Mettre au four environ 30 minutes Th 7
  • Servir tiède ou froid
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<![CDATA[Recette santé : Huîtres chaudes au champagne]]>  

Temps de préparation : 25 minutes

Cuisson : 20 minutes

6 personnes

 

Ingrédients :

  • 18 huîtres n2 (creuses de préférence)
  • 120 g de crème fraîche épaisse
  • 60 g de beurre
  • 150 ml de champagne
  • 5 jaunes d’œufs
  • L’eau des huîtres
  • Quelques brins de ciboulette ciselés
  • Poivre

 

Préparation :

  • Ouvrir les huîtres, les décoquiller et conserver l’eau filtrée
  • Faire chauffer dans un petit poêlon cette eau. Dès frémissement, hors du feu, plonger les huîtres et les pocher 10 minutes, les retirer et les disposer dans les coquilles (conserver 3 cuillères à soupe d’eau)
  • Faire fondre le beurre, ajouter la crème fraîche, le champagne, laisser réduire à feu doux de moitié
  • Fouetter les jaunes d’œufs additionnés avec l’eau des huîtres, poivrer
  • Incorporer à la sauce réduite et faire cuire à feu très doux sans cesser de mélanger, ôter du feu lorsque la sauce nappe la cuillère
  • Préchauffer le four en position gril
  • Verser cette préparation pour couvrir entièrement les huîtres, et parsemer de la ciboulette ciselée
  • Faire gratiner 3 minutes environ
  • Servir bien chaud
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<![CDATA[Recettes santé : Képhir de fruits : citron/figue]]>  

Temps de préparation : 10 minutes

Pour 1 litre

Ingrédients :

  • 20 g de kéfir de fruits (magasin bio ou pharmacie)
  • 40 g de sucre blond bio
  • 1 figue séchée bio
  • ½ citron bio
  • 1 litre d’eau de source

Ustensiles :

  • 1 bocal en verre avec couvercle type « Le Parfait » d’une contenance de 1,5 ou 2 litres
  • 1 bouteille en verre de 1 litre avec fermeture hermétique type limonade
  • 1 entonnoir en inox
  • 1 tamis en inox
  • 1 cuillère à soupe en inox

Préparation :

  • Dans le bocal, déposer les grains de kéfir de fruits
  • Ajouter le sucre, 2 rondelles de citron, la figue coupée en deux
  • Verser l’eau en mélangeant avec la cuillère jusqu’à ce que le sucre soit dissous

Fermentation :

  • Mettre le bocal à l’abri de la lumière et à une température comprise entre 22° et 25° durant 24 à 48 heures. Afin d’éviter la surpression, ouvrir le bocal au bout de 24 heures pour dégazer, et le refermer.
  • Plus la fermentation est longue, moins le kéfir sera sucré, goûter à l’aide d’une paille afin d’arrêter la fermentation selon le goût souhaité.
  • Retirer les fruits qui sont remontés à la surface et verser la boisson dans une bouteille à l’aide d’un entonnoir et du tamis. Laisser environ 3 cm d’air en haut de la bouteille.
  • Rincer les graines de kéfir avant de les remettre avec de l'eau et un peu de sucre dans un petit bocal au frigo (elles peuvent se conserver plusieurs mois dans ces conditions si on les sort une fois par mois pour les réactiver : rincer, changer l'eau et mettre un peu de sucre).

Consommation :

  • Laisser la fermentation se poursuivre à température ambiante 24 heures, les bulles vont s’affiner, penser à dégazer pour éviter la surpression, et mettre au frigo avant de déguster !
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<![CDATA[Kéfir, c’est koi ?]]> Difficile de parler des kéfirs sans évoquer la fermentation. Et souvent, la fermentation reste accrochée aux images de décomposition, de moisissures, de risque sanitaire... Les bactéries, au sens large, qui colonisent les différents supports comestibles, pour ne parler que de cela, sont pourtant des sources de vie.

 

Sans bactéries, pas de digestion, pas de transformation, pas d’assimilation et bien d’autres fonctions qu’elles accomplissent dans l’ombre.

Ces actions biologiques ont permis depuis longtemps la conservation et l’amélioration des qualités gustatives des aliments d’origine animale ou végétale : produits laitiers (yaourts, fromages…), salaisons, notre traditionnelle baguette, des légumes comme le soja, la choucroute, les olives… sans oublier les boissons alcoolisées (vin, bières…) ou non alcoolisées (thé, cacao, fruits…).

Il y a plusieurs types de fermentations. Elles peuvent être spontanées (micro-organismes naturellement présents dans l’air ou sur les aliments de base) ou inoculées (par introduction d’un ou plusieurs ferments par la « main humaine »). Ces développements sont également fortement liés aux conditions du milieu : température, présence ou absence d’oxygènes, milieu aqueux, salin... Selon ces atmosphères et les micro-organismes présents qui s’y plaisent, nous obtenons des fermentations alcoolique, lactique, acétique... ou mixtes.

 

Alors, les kéfirs dans tout ça ?

Ce sont des boissons issues de la fermentation du lait (vache, brebis ou chèvre) ou de jus de fruits sucrés, ensemencés à l’aide de « grains de kéfir ». Ces grains de kéfir souvent opaques et agglutinés sous forme de « choux-fleurs » sont formés de caséine (protéine retrouvée dans le lait) et d’un ensemble de micro-organismes amalgamés et vivant en symbiose. Sur un support lacté ou sucré, ces levures et bactéries, par fermentation lactique, donneront des boissons acidulées, légèrement « pétillantes », riches en probiotiques bien évidemment, mais dans lesquels oligoéléments, vitamines du groupe B et certains acides aminés seront plus concentrés et mieux assimilables.

Attention, selon l’environnement et la durée de fermentation, ces boissons peuvent contenir 1 à 2 % d’alcool. Pas assez fermenté, les kéfirs ont tendance à être sucrés, car les bactéries n'ont pas eu le temps de transformer tout le sucre ; et au-delà de 3 jours, ils deviennent plus acides (acide lactique ++) et pétillent davantage (gaz carbonique dégagé ++). À chacun de trouver le goût qui lui convient, mais sans les garder trop longtemps. Adaptez les récipients à votre consommation, et gardez-les au frigo pour stopper la fermentation.

La plupart des vertus ces élixirs proviennent des bienfaits de ces micro-organismes qu’ils contiennent. On peut en dénombrer plusieurs dizaines d’espèces entre les grains de kéfir que l’on peut se procurer en pharmacie (marque Yalacta®), celles des magasins spécialisés de diététique ou celles qui en ont recueillis auprès de proches provenant de précédentes semences. Les principales font partie des familles de lactobacillus, lactococcus, bifidobacterium, saccharomyces...

Par leur potentialité enzymatique, ils vont transformer plus facilement le lactose du lait et permettre d’augmenter sa digestibilité. Ainsi, ils sont intéressants chez les personnes n’ayant pas suffisamment de lactases (enzyme qui transforme le lactose du lait en galactose et glucose) et qui souffrent d’intolérances liées aux aliments en contenant.

 

L’évocation du mot probiotique laisse penser à une action positive sur notre flore intestinale, notre microbiote, et donc à un apport bénéfique de bonnes bactéries pour notre système immunitaire. Ce que certaines études, certes de faible envergure, ont pu mettre en avant chez les rongeurs. Ces kéfirs sembleraient également apaiser les douleurs gastriques et améliorer certains dermatoses (allergies, eczémas...), mais peu d’études fiables sont disponibles pour valider ces indications. Néanmoins, l’action sur nos défenses et les sous-produits de ces fermentations ne laissent pas augurer de méfaits notables !

 

Je vous invite par conséquent à tenter cette expérience en famille, à préparer vos premiers kéfirs de lait ou de fruits en 24 ou 48 heures, à profiter de leurs saveurs caractéristiques. Vous serez fier de partager vos premiers grains de kéfir avec votre voisin ou vos proches. Le kéfir de fruit a même été nommé le « champagne du Caucase » pour sa délicieuse saveur, son côté pétillant... de quoi vouloir encore plus le partager !

 

Pascal Guerit

Docteur en Pharmacie

DU Diététique et Nutrition

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<![CDATA[Microbiote & surpoids]]> Selon les derniers chiffres, le surpoids et l’obésité dans le monde touchent plus de 2 milliards d’individus, soit près de 13 % de la population mondiale. Cette épidémie n’épargne personne, y compris les enfants, qui représentaient 4 % en 1975, contre près de 20 % de nos jours.

 

Tout le monde s’accorde à dire que ce fléau est multifactoriel, et si nos processus physiologiques sont de mieux en mieux connus, on peut citer parmi ces facteurs : la génétique, l’environnement, la régulation hormonale, l’équilibre cérébral, forcément le type d’alimentation et le niveau d’activité physique, mais également notre microbiote intestinal. Alors, quel est le lien entre ce monde bactérien et la surcharge pondérale ?

Le déluge d’intérêt pour notre microbiote n’a pas épargné les recherches sur ce relationnel. Les espèces bactériennes qui colonisent nos intestins sont scrutés « à la loupe », leur capacité à interagir entre elles ou avec nos autres tissus passionnent les chercheurs. Et on les comprend, car si auparavant nous pouvions entrevoir ces bactéries comme des êtres vivants indépendants, collectivement, elles représentent un organe virtuel ayant une forte activité métabolique. Comme pour le foie, le rein, le cœur... Cette population microbienne dominante est influencée par des facteurs internes et environnementaux spécifiques. Ce duo microbiote/environnement est appelé « microbiome ».

 

Les moteurs du surpoids

Nos adipocytes (cellules stockant les « graisses ») influencent-ils ce microbiote intestinal, et vice versa, le déséquilibre microbien peut-il avoir une influence sur nos « formes disgracieuses » ?

Lorsque nous prenons du poids (alimentation déstructurée, sédentarité...), les adipocytes stockent au-delà du « nécessaire ». Cette hypertrophie engendre une fibrose (sorte de dysfonctionnement du tissu de soutien), puis une hypoxie progressive. Ce manque d’oxygène va entretenir un état inflammatoire et le recrutement de nouveaux adipocytes. Cette inflammation sournoise, entretenue, va entraîner à son tour des phénomènes de résistance, de l’insulinorésistance, et donc des dysfonctionnements dans le stockage et le déstockage des graisses.

Alors, vous me direz, pour perdre du poids, il suffirait de prendre un anti-inflammatoire ? Hélas, non ! Si c’était aussi simple, nous le saurions ! Non, ce qu’il faut modifier, ce sont les causes de cette inflammation insidieuse, et c’est là que notre microbiome intestinal joue lui aussi un rôle, positif ou négatif.  

À son niveau, il existe de multiples régulations, dont certaines sont directement liées à notre réserve adipocytaire. En cas de déséquilibre de la flore intestinale, par l’intermédiaire de protéines spécifiques (FIAF – Fasting Induced Adipose Factor...), certaines bactéries influent négativement sur le déstockage des graisses. Ainsi, les adipocytes « tourneraient à plein régime » et ne cesseraient de se remplir, et, nous l’avons vu, cela a pour conséquences d’entretenir l’hypoxie, l’inflammation, l’insulinorésistance ; les 3 moteurs du surpoids !

Inversement, de mauvaises règles d’hygiène de vie, une pollution environnementale, un stress non contrôlé... s’accompagnent toujours d’un terrain inflammatoire, qui lui-même a des retentissements sur l’équilibre du microbiote.

 

Alors que faire ?

Tout d’abord corriger la balance énergétique. On ne peut manger indéfiniment plus que le corps ne puisse consommer en énergie. Mais au-delà de cet aspect quantitatif, c’est surtout la notion de qualité nutritionnelle qui est primordiale. Ces centaines de milliers de milliards de bactéries que nous hébergeons et qui nous sont indispensables, car elles seules savent dégrader certains aliments, synthétiser des enzymes ou générer par exemple des molécules indispensables à notre fonctionnement, doivent trouver au quotidien de quoi se nourrir. Et leurs mets favoris sont les fibres !

Il y a bien longtemps, nous consommions près de 150 g de fibres par jour ; aujourd’hui, notre ration quotidienne peine à atteindre les 20 g, alors que nos ancêtres « chasseurs-cueilleurs » avaient probablement autant de bactéries à nourrir. Maintenant, trop d’aliments transformés, y compris certaines huiles aux étiquetages alléchants mais qui cachent des graisses modifiées structurellement, moins de fruits et de légumes... et c’est très rapidement un microbiote intestinal qui souffre, qui se modifie, qui proportionnellement laisse la place à d’autres bactéries...

Ces changements dans la répartition de nos grandes familles de bactéries ont très bien été étudiés, et un lien de causalité a bien été établi avec le surpoids et l’obésité. Ces bactéries qui s’installent progressivement au détriment de nos « bons » probiotiques vont générer une fragilité de la paroi intestinale et de l’inflammation localisée. La conjonction de ces deux phénomènes induit le passage dans la circulation sanguine de substances nocives qui paralysent nos systèmes de régulation.

À la sortie des fêtes de fin d’année et des excès alimentaires de ce moment, nous avons tous remarqué qu’ils n’étaient pas propices à cet équilibre recherché par nos bactéries. Le couple sucres transformés/graisses dénaturées est le « diable » pour nos intestins !

À l’inverse, une consommation riche en fibres, en caroténoïdes, en polyphénols, en oméga-3 naturels, en huile d’olive vierge extra, en sucres à index glycémique bas... va stabiliser notre univers intestinal et nous assurer, du plus jeune âge aux âges avancés de la vie, des relations positives entre cet univers caché au plus profond de nos intestins et l’ensemble de nos tissus et organes, comme le cerveau, le foie, la sphère articulaire, notre système immunitaire...

Alors, avant de pouvoir changer notre microbiote, comme cela se fait de manière expérimentale et efficace dans certains domaines, soyons bienveillants à l’égard de nos bactéries les plus intimes, afin qu’elles puissent à leur tour nous aider à corriger notre silhouette...

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<![CDATA[Le coin des enfants]]> Attention aux biscuits industriels !

L’association Consommation logement cadre de vie (CLCV) a étudié 68 gâteaux industriels de marque nationale ou distributeur pour évaluer la teneur en fruits mise en avant sur l’emballage. Des biscuits aux fruits dans lesquels l’ingrédient promis ne représente qu’en moyenne 11 % de la composition, et à peine 0,70 % pour le plus mauvais cas. C’est peu, comparé à la teneur moyenne en sucre : 30 %. Parfois, le fruit mis en avant sur l’emballage n’est pas toujours le plus présent. Ainsi, dans des gâteaux fourrés à la myrtille, se trouve seulement 8 % du fruit contre 20 % de pommes en purée, et dans une barre aux fruits des bois, la présence de raisins secs prédomine. Viennent s’ajouter de nombreux additifs, colorants et autres arômes. Éviter de donner aux enfants des produits tout prêts, riches en graisses et en sucres, c’est mieux pour le goûter !

Troubles orthoptiques

Afin de voir nettement les objets, nos yeux doivent superposer parfaitement les images perçues par chacun : en convergeant, lorsque l’objet est proche, et en relâchant cette convergence, lorsque le regard passe à un objet plus éloigné. Cette capacité est appelée vergence binoculaire. Les troubles dits de la vergence ou troubles orthoptiques peuvent générer chez les enfants des symptômes handicapants (vertiges, instabilité, difficultés à la lecture…). Une équipe de recherche de l’unité 1141 (Inserm/Université de Paris) a évalué l’efficacité de la rééducation orthoptique auprès de 49 enfants présentant une insuffisance de convergence comme seule cause de leurs symptômes. Chez tous, les vertiges avaient disparu après la fin de la rééducation orthoptique et tous les paramètres des mouvements oculaires s’étaient nettement améliorés. Les travaux montrent que les vertiges liés aux problèmes de vergence chez l’enfant pourraient être traités par une rééducation orthoptique. « Ces nouveaux résultats pourraient avoir un effet positif sur la reconnaissance de l’efficacité de la rééducation orthoptique, qui est encore controversée », précisent les chercheurs. Toutefois, en l’associant à une diminution de l’utilisation intensive des écrans, qui apparaît comme un potentiel facteur aggravant. « L’augmentation du nombre de patients présentant des symptômes dus aux problèmes de vergence que nous observons ces dernières années pourrait être expliquée par ce mode de vie », soulignent-ils.

Même pas bêtes !

Dans une collection de livres documentaires destinée aux enfants de 6 à 10 ans, le Dr Michel Cymes et le Dr Farah Kesri, vétérinaire, comparent les compétences animales et humaines dans un volume consacré aux 5 sens. Il paraît que l’homme est un animal comme les autres. Vraiment ? Avons-nous des pupilles fendues comme les chats ? Entendons-nous par le ventre comme le serpent ? Avons-nous le tympan dans les pattes comme les sauterelles ? « Même pas bêtes ! Les 5 sens. Comparons l'homme et l'animal », aux éditions Glénat.

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<![CDATA[L’alcool cause 41 000 décès par an !]]> Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, la consommation d’alcool ne baisse plus en France. C’est une défaite majeure pour la santé publique, annonce l’Académie nationale de médecine, qui, dès 2012, mettait en garde contre le ralentissement de la baisse de consommation d’alcool en France et l’affaiblissement continu de la loi Évin.

 

En février 2019, Santé Publique France annonce que la consommation d’alcool est la même en 2017 qu’en 2013, et que 30 000 Français et 11 000 Françaises en meurent chaque année, et ainsi initie dès le mois de mars une campagne avec le slogan « Pour votre santé, l’alcool c’est maximum 2 verres par jour, et pas tous les jours » fondé sur de nouveaux repères de consommation (maximum 10 verres par semaine, maximum 2 verres par jour, des jours dans la semaine sans consommation). Pourtant, la campagne de prévention « un mois sans alcool » qui devait être lancée par l’agence Santé Publique France en janvier 2020 pour inciter les Français à s’interroger sur leur consommation d’alcool a été annulée, même si l’événement a été repris par plusieurs associations d’addictologie et de promotion de la santé.

 

Des dégâts dus à l’absorption d’alcool

L’alcool est en effet la 1re cause évitable de mortalité des 15-30 ans et la 2e cause évitable de décès de toutes causes et par cancers. Il a des effets toxiques sur le cerveau, le système digestif, le système nerveux, le foie, les muscles dont le myocarde, le système vasculaire, la sphère ORL... Il est cause de retard mental chez l’enfant, et de démence précoce. Il figure parmi les premières causes d’accidents du travail ou de la route. Il est impliqué dans 40 % des violences faites aux femmes et aux enfants. Et pourtant, des effets coronariens (et non pas cardiovasculaires) favorables de l’alcool (et non pas du seul vin) ont permis au lobby alcoolier d’instiller le doute sur les ravages de l’alcool.

 

Mise en œuvre d’une politique de santé

Les analyses convergentes de l’Académie nationale de médecine, l’OMS, l’INCA, la Haute Autorité de santé… ont contribué à attirer l’attention de façon répétée sur la nécessité d’une action efficace contre l’alcoolisation dans un pays qui reste un des plus forts consommateurs d’alcool au monde. Nombre de modalités ont ainsi été proposées, dont :

  • Bannir la publicité pour l’alcool suivant les principes initiaux de la loi Évin.
  • Apporter des indications claires, lisibles et contrastées sur les contenants : quantité d’alcool en grammes, nombre de calories (les boissons alcooliques en sont exemptées, alors que l’alcool d’un verre apporte à lui seul environ 70 calories), mention « l’alcool est dangereux pour la santé » (et non le seul excès), pictogramme pour dissuader de toute consommation la femme enceinte ou qui désire l’être (obligatoire depuis 2006, il est cependant, trop petit, difficile à trouver et à comprendre sans explications préalables),
  • Taxer les boissons alcooliques au gramme d’alcool.
  • Établir un prix minimum de vente par gramme d’alcool.

 

L’Académie nationale de médecine recommande de revenir à une politique basée sur les preuves, et de mettre en œuvre les mesures qui ont une efficacité démontrée et reconnue, mais constate que le lobby de l’alcool parvient à retarder les mesures nécessaires.

Encadré

Plus de 3/4 des Français considèrent que les décideurs sont sous l’influence du lobby alcoolier, et 2/3 considèrent que les producteurs empêchent la mise en œuvre d’une politique de santé efficace. Ils se prononcent à 70 % pour l’interdiction totale de la publicité, pour 58 % en faveur de la taxation de l’alcool, pour 81 % pour un étiquetage spécifique sur les risques de l’alcool, et 90 % trouvent insuffisante la prévention du risque alcool chez les jeunes.

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https://pharmaciedelagare-saverne.pharmavie.fr/conseils/315-lalcool-cause-41-000-deces-par-an
<![CDATA[La rosacée, une vraie maladie de peau]]> Elle s’affiche sur le visage. Elle cumule les idées reçues. Elle plombe littéralement la qualité de vie des patients. Elle, c’est la rosacée, une maladie dermatologique, peu connue. Les explications du Dr Jacques Savary, dermatologue à Paris.

 

Vous avez la sensation que la peau de votre visage vous tiraille, vous brûle ? Vous avez constaté l’apparition de rougeurs au niveau du nez et des pommettes ? Peut-être souffrez-vous de rosacée. Mais de quoi s’agit-il ? « La rosacée est une maladie chronique de la peau, une dermatose faciale, autrement dit qui touche le visage », explique le Dr Jacques Savary. « Il existe trois formes de cette affection. La forme vasculaire, avec l’apparition de rougeurs transitoires qui peuvent devenir permanentes au niveau des pommettes, du nez et des joues. On parle aussi de rosacée papulopustuleuse. Elle se caractérise par la présence de boutons rouges accompagnés de pustules à têtes blanches. Enfin la forme hypertrophique, plus rare, se traduit par des épaississements de la peau. »  

 

Une affection féminine…

Selon notre spécialiste, cette affection de la peau « touche 2 à 3 % de la population. Dans les deux tiers des cas, il s’agit de femmes. À noter que la rosacée apparaît généralement après 25-30 ans. » Certains facteurs favorisent ce que les spécialistes appellent une poussée : la consommation d’une boisson chaude, les plats épicés, les changements brutaux de température, ou encore l’alcool et le stress.

 

… et affichante

« La rosacée, au-delà des douleurs comme la sensation de brûlures, de tiraillement, de sensibilité extrême de la peau, a une très forte répercussion sur la qualité de vie des patients », précise le Dr Jacques Savary. « Lors d’une poussée, tout est affecté », témoigne une patiente[1]. « Vous êtes de mauvaise humeur, vous n’avez pas envie de sortir ni de faire quoi que ce soit. Vous vous sentez laid. Vous faites profil bas. »

 

Le dermatologue évoque pour sa part « des perturbations sur la vie personnelle, affective et professionnelle ». Sans oublier le caractère stigmatisant. « Le drame de cette maladie, c’est qu’il y a un amalgame avec l’alcoolisme. Une connotation extrêmement difficile à supporter. » À tel point que 37 % des patients affirment que leurs amis et proches ne comprennent pas leur pathologie. Ainsi, un sur trois a perdu confiance. Ce n’est pas tout, 17 % évitent de sortir ou encore 15 % refusent de se rendre à la piscine[2]. Et enfin 55 % déclarent que leur maladie entrave leur productivité au travail. Avec comme conséquence la demande de jours de congés.

 

Parlez-en à votre dermatologue

Pour le Dr Savary, il est essentiel que les patients consultent un dermatologue. « Il y a encore un réel fatalisme. C’est d’autant plus dommage que nous disposons aujourd’hui de traitements très efficaces. Notamment des antimicrobiens et des antiparasitaires. » Même son de cloche pour le Dr Philippe Beaulieu, dermatologue à Pontoise (95) : « ll est impératif que les patients reçoivent le bon diagnostic auprès d’un dermatologue afin de bénéficier des solutions thérapeutiques. » Mais pas seulement, l’empathie du médecin est cruciale pour mieux comprendre l’impact physique et psychologique de la rosacée.

 

Quel parcours de soins ?

Une fois la maladie diagnostiquée, différentes approches thérapeutiques pourront être proposées. Avec comme objectif de viser la guérison. Pour cela, les spécialistes utilisent un score baptisé IGA. Si ce dernier s’établit à 0, le patient est considéré comme guéri, et à 1, comme « presque guéri ». Ce dernier score n’est pas suffisant, car le ressenti du patient vis-à-vis de sa maladie reste négatif, même avec un seul bouton ou une seule rougeur. C’est pourquoi chaque patient doit être pris en charge de manière individuelle ce qui permettra de lui proposer le traitement le plus adapté.

 

Quels traitements ?

Afin de parvenir au score d’IGA 0, les médecins disposent de plusieurs armes. « La prise en charge repose à la fois sur une approche locale et générale », indique le Dr Beaulieu. « Il existe des molécules à visée anti-inflammatoire et des traitements locaux, à base d’antiparasitaires. Ces traitements durent deux à trois mois, et nécessitent donc une bonne observance pour être efficaces. » Autrement dit, ils doivent être pris pour toute la durée et à la bonne dose.

 

Des conseils pratiques pour limiter les poussées

Au-delà du traitement, plusieurs conseils et astuces permettent de préserver sa peau, mais aussi de limiter l’impact d’une poussée. Des règles hygiéno-diététiques sont recommandées. À l’image des cosmétiques, par exemple. « Nous conseillons d’opter pour des produits doux et d’éviter ceux à base d’alcool, de vitamines C et A. Par ailleurs, différents facteurs liés à l’environnement, comme le froid, les changements de température, le rayonnement solaire peuvent être à l’origine d’une poussée. Pour que le traitement soit le plus efficace possible, il convient de prendre en compte ces facteurs. » Enfin, pour l’alimentation, aucun régime strict n’est à suivre. Il vous suffira juste d’être prudent au moment des poussées, avec les aliments épicés, les boissons chaudes et l’alcool. Dans tous les cas, n’hésitez pas à en parler à votre dermatologue, des solutions existent pour améliorer votre qualité de vie.

 

Emmanuel Ducreuzet

 

Sources : Interview du Dr Philippe Beaulieu, Interview du Dr Jacques Savary

 

[1] Kantar Health

[2] Étude BURDEN développée par Kantar Health menée auprès de 710 patients souffrant de rosacée, et 554 dermatologues et médecins généralistes de 6 pays (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Canada et États-Unis).

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<![CDATA[Le dos mis à nu…]]> Difficile à voir et à atteindre, nous négligeons souvent notre dos. Il est pourtant l’axe central du corps et influence notre bien-être. Prodiguons-lui des exercices et des soins adaptés afin d’afficher un dos bien dessiné, un joli port de tête et une peau saine et douce.

 

Qui ne connaît pas la célèbre photographie en noir et blanc de Man Ray, intitulée « Violon d’Ingres » où le sensuel dos nu de Kiki de Montparnasse est orné par les ouïes d'un violon ? Elle est un hommage au nu représentant la grande odalisque dont les proportions dorsales sont intentionnellement voluptueusement trop longues ! Le dos est souvent une source d’inspiration artistique que la mode décline avec des vêtements suscitant la curiosité et l’imaginaire. Mais quelle perception avons-nous de cette partie de notre anatomie qui se dérobe à notre vue mais se dévoile aux autres ? Adopter de bons réflexes au quotidien est l’assurance d’offrir aux regards qui s’y posent un joli dos, et de le préserver des douleurs dorsales.

Musclons et gainons notre dos

Ce grand oublié se rappelle souvent à nous en nous faisant souffrir car son ossature supporte la majeure partie du poids du corps et est sollicité pour presque tous les mouvements quotidiens avec un grand nombre de muscles qui se superposent et se croisent pour agir en complémentarité. Le mal de dos chronique, lié à la sédentarité et à une mauvaise hygiène de vie, entraîne une diminution de la musculature dorsale. En outre, il nous fait adopter des positions peu flatteuses pour notre silhouette. Pour obtenir un joli dos, il faut le muscler et sculpter ses dorsaux. Certains sports comme le dos crawlé ou la brasse coulée, le stretching et les pilates renforcent les muscles qui gainent la colonne vertébrale et la sangle abdominale. Exercices musculaires, mais aussi étirements et assouplissements pour soulager le dos, vont de pair.

Posture et maintien

Améliorer sa posture au quotidien participera également à obtenir une silhouette plus dynamique et harmonieuse. Pour veiller à vous tenir bien droit, visualisez un fil qui tire votre tête vers le haut pendant que vous maintenez vos épaules vers le bas. La station assise prolongée, dans une position avachie avec un dos et une colonne arrondis vers le bas, est néfaste pour le dos. Assis, pensez à étirer votre colonne vertébrale vers le haut, à poser les pieds au sol sans croiser les jambes, en gardant la tête bien droite et en rentrant légèrement le menton. Faites des pauses toutes les demi-heures pour marcher un peu. Afin d’éviter les tensions et le mal de dos, la position du chat, qui alterne le dos rond et le dos creux, soulagera les douleurs dorsales en étirant tous les muscles du dos. Et pour vous baisser, pliez les genoux, tirez les fesses en arrière avant de pousser sur les cuisses, votre dos en sera reconnaissant !

Quels soins pour le dos ?

Prendre soin de sa peau même dans cette zone peu accessible est nécessaire pour pouvoir exposer un joli dos nu. Au sortir de la douche, prenez votre serviette par ses deux extrémités et frictionnez-vous le dos en diagonale, puis à l’horizontale, pour activer la circulation sanguine, le débarrasser de ses peaux mortes et l’assouplir. Un brossage à sec régulier, pratiqué avec une brosse douce aux fibres naturelles et à long manche, en partant du bas vers le haut du corps, exfoliera également la peau du dos et lui redonnera de l’éclat.

Pour l’hydrater, appliquez une huile d’argan ou de jojoba, deux huiles réputées pour leurs vertus hydratantes et nourrissantes, en effectuant un massage. Utilisez le dos de votre main pour l’atteindre aux endroits peu accessibles. En outre, nourrir de l’intérieur la peau souvent sèche du dos, avec une cure d’huile de bourrache ou d’onagre, lui apportera de la souplesse et de l’élasticité. De plus, une alimentation riche en fibres, en antioxydants, en vitamines C (persil, navet, kiwis, fraises…) et E (noix, graines, huiles végétales, légumes à feuilles vertes) est essentielle pour la préserver et éviter les imperfections.

Les beaux jours approchent, préparez-vous une silhouette de rêve, rien de plus sensuel, érotique, sexy… qu’une belle chute de reins mise en valeur avec un joli dos nu ou une robe décolletée dans le dos.

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